entretien sur un assainissement autonome

Opérations d’entretien sur un assainissement autonome afin d’éviter les colmatages

Éviter les colmatages assainissement autonome

Les risques de colmatage d’un dispositif d’assainissement individuel ne concerne pas uniquement les fosses septiques. Opérations d’entretien sur un assainissement autonome afin d’éviter les colmatages


Lors de demande d’intervention, nos techniciens constatent un manque de surveillance des appareillages d’assainissement autonome.

En effet citons comme premier exemple le constat de forte présence de boues dans le système de drainage. Un simple nettoyage sous pression peut suffire mais parfois il arrive que le propriétaire soit dans l’obligation d’effectuer des travaux. Selon l’étendu et l’importance des dégâts constatés, il peut arriver que le système de drainage doive être remplacé intégralement. De plus ces travaux sont des dépenses supplémentaires qui auraient pu être évitées.

En deuxième exemple citons un filtre, en aval d’une cuve de traitement principale, complètement saturé. L’usager devra alors faire intervenir une société spécialisée pour nettoyer ce filtre. Evidement si les canalisations sont également obstruées, une intervention devra être réalisée pour les déboucher. Là aussi la négligence de l’entretien de l’installation a produit des effets néfastes sur une partie importante du filtre qui fait partie du système de traitement des eaux usées.

Afin d’aider les usagers d’assainissement autonome à y voir plus clair, voici quelques précautions d’usages, en fonction du type de matériels d’assainissement en place.

Encore une fois, cela peut éviter de devoir changer tout ou partie de l’installation.

Fosse toutes eaux et fosse septique :
Vidanger régulièrement, en moyenne tous les 4 ans, pour évacuer les matières qui se déposent en fond de fosse.

Bacs à graisse :
Intervention de nettoyage 2 fois par an, procéder à la vidange du bac afin d’enlever les graisses en même temps que la vidange de la fosse.

Préfiltre :
Intervention de nettoyage 1 à 2 fois par an et si celui-ci est accessible le rincer à l’eau claire.

Regard de répartition :
Intervention de nettoyage 1 à 2 fois par an afin d’extraire entièrement toutes matières et le rincer à l’eau claire.

Regard de bouclage :
Intervention afin d’enlever les résidus éventuels, en principe il doit être sec.

Il est parfois compréhensible que l’usager n’a pas forcément le temps matériel de surveiller son installation d’assainissement autonome.

C’est pourquoi il est conseiller de faire appel à un professionnel qui effectuera lui-même les contrôles appropriés et qui saura alerter ou conseiller l’usager qu’il soit locataire ou propriétaire.


Article Communiqué Opérations d’entretien sur un assainissement autonome afin d'éviter les colmatages
© AMI Assainissement
Entretien d'un filtre à sable en assainissement autonome

Entretien d’un filtre à sable en assainissement autonome

 

 

Entretien d’un filtre à sable en assainissement autonome

L’entretien d’un filtre à sable en assainissement autonome est une opération à ne pas négliger. En effet, un filtre à sable d’une installation autonome de traitement des eaux usées mal ou peu entretenu provoquera des dysfonctionnements.

Les dysfonctionnements d’un filtre à sable en assainissement individuel sont souvent causés par un colmatage. De plus, les pannes et désagréments qui en découlent, se déclarent rapidement après le constat de colmatage.


D’ailleurs selon une étude réalisée par l’ONEMA et l’IRSTEA, on peut lire :
 » … il est considéré que le bon écoulement des eaux usées au sein des massifs filtrants est un critère essentiel caractérisant l’état de fonctionnement de l’installation. Une installation colmatée est synonyme de traitement très diminué voire nul, car les effluents peuvent être rejetés sans traitement. »

L’entretien régulier d’un filtre à sable prolonge la durée de vie du dispositif en place :

  • fosse toutes eaux,
  • préfiltre,
  • bac à graisses.

Une vérification s’impose pour l’entretien des filtres drainés :

  • les regards de drainage,
  • les regards de répartition,
  • les regards de bouclage,
  • les regards de collecte.

Il faut que l’eau s’écoule parfaitement.

 

Rappel sur le principe de fonctionnement d’un filtre à sable en assainissement autonome 

 (source IFAA – Syndicat des Industries et Entreprises françaises de l’Assainissement Autonome))
 

Le traitement des eaux usées se fait en 2 étapes :

  • Une phase de traitement primaire « prétraitement »,
  • Une phase de traitement.

 

Traitement primaire (appelé « prétraitement »)

Le prétraitement est constitué d’une fosse toutes eaux (anciennement appelée fosse septique). Si nécessaire, celle-ci peut être complétée par un préfiltre et/ou un bac dégraisseur.

Une fosse septique toutes eaux est une cuve étanche qui reçoit l’ensemble des eaux usées ; eaux vannes et eaux ménagères. Son rôle est de retenir les matières solides et les déchets flottants mais aussi de liquéfier les matières polluantes. L’évacuation des gaz de fermentation s’effectue par une ventilation secondaire.

Le pré-filtre piège les matières solides non retenues par la fosse. Il est constitué de matériaux filtrants (pouzzolane ou autres). Souvent intégré à la fosse, il est parfois placé entre la fosse et l’épandage. Il n’a pas de fonction épuratoire.

Le bac dégraisseur ou bac à graisses (optionnel) retient les matières solides, graisses et huiles contenues dans les eaux de cuisine, de salle de bain, de machines à laver (eaux ménagères).

Un nettoyage fréquent du bac à graisses est fortement conseillé.

Son installation est préconisée dans les cas suivants :

  • si la longueur de canalisation entre l’habitation et la fosse est supérieure à 10m,
  • en cas d’activités spécifiques.

 

Traitement secondaire

Un filtre à sable vertical est constitué d’un massif de sable siliceux lavé qui remplace le sol naturel. Des tuyaux d’épandage rigides (canalisations dont les perforations sont orientées vers le bas) sont placés dans une couche de graviers qui recouvre le sable répartissant ainsi l’effluent sur le massif. Les eaux usées sont alors traitées par les micro-organismes fixés aux grains de sable.

Dans le cas où la nappe phréatique est trop proche de la surface du sol, le filtre à sable vertical peut être réalisé au-dessus du sol en place sous la forme d’un tertre.

Un lit filtrant à flux horizontal est constitué d’une succession horizontale de matériaux graveleux et sableux. Les eaux usées sont réparties en tête du filtre par un drain rigide enrobé de graviers. Elles transitent ensuite à travers les différentes couches de matériaux de plus en plus fins où elles sont traitées par les micro-organismes, puis elles sont collectées à l’aval par un drain avant d’être rejetées dans le milieu superficiel.

 

Évacuation

Selon la perméabilité du sol naturel, les eaux traitées sont :

  • soit évacuées par infiltration dans le sous-sol ou utilisées pour l’irrigation de végétaux non destinés à la consommation humaine,
  • soit à défaut et sur étude particulière, évacuées vers le milieu hydraulique superficiel,
  • soit évacuées vers un puits d’infiltration (si l’une ou l’autre des deux solutions précitées ne conviennent après une étude hydrogéologique et autorisation du maire de la commune).

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